Avant l'annonce du retrait de Michel Maumus le 7 janvier dernier, la majorité départementale UMP-Modem ne semblait pas inquiète quant à ses chances de remporter à nouveau le canton de Lasseube en mars 2011. Élu pour la première fois en 1991 avec des voix de gauche, après le décès soudain du socialiste René Camy lors de cantonales partielles, Michel Maumus a toujours été le candidat idéal : médecin de campagne, ancien expert de l'ONU revenu sur la terre de son père, lui-même médecin, enraciné mais ouvert, écolo mais pas trop.
Passé dès l'élection suivante dans le camp de François Bayrou, alors président du Conseil général du département, Michel Maumus a été élu à chaque cantonale au premier tour, y compris en 2004 quand le PS lui a mis la secrétaire du Parti socialiste en face, Danièle Rabatel. De gauche, le canton est devenu centriste aux cantonales mais reste fidèle à lui-même aux élections nationales (voir l'infographie).
Sacré défi pour le suivant. Le fils spirituel de Maumus, Jean-Marc Grussaute - « il me ressemble » se plaît-il à dire - possède ce même côté intellectuel les mains dans la terre. Viticulteur bio, président de la Route des vins du jurançon, il est non encarté comme lui et veut garder son indépendance. Il est sur la même ligne que son prédécesseur : racines et ouverture, maintien des services publics, maintien de la Marpa (1), agriculture raisonnée. Natif de Lacommande avec une grand-mère de Lasseube, Jean-Marc Grussaute s'est entouré d'une Lasseuboise pur jus, Joëlle Fabre, adjointe au maire actuel.
À sa gauche, Arnaud Jacottin que l'on avait découvert à l'occasion des élections municipales de 2009. À cette époque, il ne faisait pas grand mystère qu'il serait le candidat socialiste des cantonales. Fils d'ouvrier CFDT de la région parisienne devenu contrôleur de gestion, néo-lasseubois depuis 2002, il laboure les terres de gauche jusqu'à devenir secrétaire de la section cantonale socialiste de Lasseube. Impliqué dans la vie locale, il a troqué son blazer bleu marine pour une veste plus « roots » et semble avoir pris la mesure du défi. Il est à l'origine de la pétition de soutien de la Marpa qui a rassemblé 500 signatures.
Il a le soutien du Parti communiste et du Parti radical de gauche et s'est entouré d'une remplaçante bien implantée dans le canton, Catherine Josso-Bruel, une ancienne prof de gym devenue principale de collège et conseillère municipal à Estialescq.
Le projet de Pau-Oloron, pour lequel Arnaud Jacottin est contre mais son parti pour, a été à l'origine de l'absence de soutien d'Europe Écologie qui souhaitait une remplaçante issue de leur rang. C'est donc Jacques Mauhourat qui part pour EE.
Membre de la Sepanso Béarn, cet infirmier vit à Jurançon. Il connaît bien le territoire et ses enjeux pour l'environnement.
Enfin, toujours plus ou moins à gauche, l'ancien maire de Lasseube, René Bourdet, fait de la politique depuis 1983. Il avance un thème de campagne différent. Pour lui, le canton a perdu de son âme. Sur cinq communes, trois sont rattachées à la Communauté de communes du piémont oloronais, une vers Lacq et l'autre vers le Miey-de-Béarn.
« Cela ne nous a pas empêchés d'avoir des projets communs dans le cadre du Sivom comme la piscine, le centre de secours et la Marpa. Cela ne nous a pas empêchés d'avoir un projet collectif de développement avec le canton de Jurançon où nous avons fait 8 millions d'euros d'investissement », lui rétorque Michel Maumus, son adversaire de longue date qui défend son bilan.
(1) Maison d'accueil rurale pour personnes âgées.
Source: http://www.sudouest.fr/2011/01/25/qui-reprendra-le-flambeau-de-michel-maumus-299845-635.php
À sa gauche, Arnaud Jacottin que l'on avait découvert à l'occasion des élections municipales de 2009. À cette époque, il ne faisait pas grand mystère qu'il serait le candidat socialiste des cantonales. Fils d'ouvrier CFDT de la région parisienne devenu contrôleur de gestion, néo-lasseubois depuis 2002, il laboure les terres de gauche jusqu'à devenir secrétaire de la section cantonale socialiste de Lasseube. Impliqué dans la vie locale, il a troqué son blazer bleu marine pour une veste plus « roots » et semble avoir pris la mesure du défi. Il est à l'origine de la pétition de soutien de la Marpa qui a rassemblé 500 signatures.
Il a le soutien du Parti communiste et du Parti radical de gauche et s'est entouré d'une remplaçante bien implantée dans le canton, Catherine Josso-Bruel, une ancienne prof de gym devenue principale de collège et conseillère municipal à Estialescq.
Le projet de Pau-Oloron, pour lequel Arnaud Jacottin est contre mais son parti pour, a été à l'origine de l'absence de soutien d'Europe Écologie qui souhaitait une remplaçante issue de leur rang. C'est donc Jacques Mauhourat qui part pour EE.
Membre de la Sepanso Béarn, cet infirmier vit à Jurançon. Il connaît bien le territoire et ses enjeux pour l'environnement.
Enfin, toujours plus ou moins à gauche, l'ancien maire de Lasseube, René Bourdet, fait de la politique depuis 1983. Il avance un thème de campagne différent. Pour lui, le canton a perdu de son âme. Sur cinq communes, trois sont rattachées à la Communauté de communes du piémont oloronais, une vers Lacq et l'autre vers le Miey-de-Béarn.
« Cela ne nous a pas empêchés d'avoir des projets communs dans le cadre du Sivom comme la piscine, le centre de secours et la Marpa. Cela ne nous a pas empêchés d'avoir un projet collectif de développement avec le canton de Jurançon où nous avons fait 8 millions d'euros d'investissement », lui rétorque Michel Maumus, son adversaire de longue date qui défend son bilan.
(1) Maison d'accueil rurale pour personnes âgées.
Source: http://www.sudouest.fr/2011/01/25/qui-reprendra-le-flambeau-de-michel-maumus-299845-635.php

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